Une journée auprès des enfants de la rue à Ouagadougou

Association burkinabè née à Ouagadougou en mai 2005, l'AMTEP s'efforce de venir en aide aux enfants vivants dans les rues des grandes villes...

Elle a pour objectif de réduire la misère et la délinquance chez les enfants livrés à eux-mêmes dans les rues, contribuer à la formation et l'éducation de ces enfants en vue de les réintégrer dans la société avec un métier. Le projet ne souhaite pas se substituer aux structures déjà existantes mais travailler en partenariat avec elles. L'association a mobilisé un réseau d'acteurs touchants les principaux corps de métiers et prêts à venir aider à la formation de ces enfants : mécanique, menuiserie, soudure ...
La rencontre avec le Président de l’Association Main tendue aux Enfants Perdus (Claude Evoda) a eu lieu dès le premier jour de Fathi sur le sol burkinabè après quelques échanges par mails de continent à continent. Une amitié s’est tissée naturellement entre eux au fil des discussions. Très rapidement ils se sont intéressés aux problèmes des enfants de la rues et des difficultés rencontrées par l’association pour leur venir en aide.
Après la visite des différents lieux de vie des enfants il était important pour Claude, de montrer aux membres de l'association que des personnes étaient prêtes à les aider. Il devient en effet très dur de maintenir le cap pour cette association ouagalaise, faute d'aide efficace.
Il a alors été décidé d’organiser une journée de rencontre avec les membres de l’association, les formateurs et les enfants.
Avant cette première journée, Fathi et Mélanie ont pu faire quelques courses : du matériel de mécanique et de menuiserie, du matériel de sport (amené de France), un sac d'une cinquantaine de kilos de vêtements ainsi que les ingrédients pour le repas de midi que les femmes ont préparé tôt le matin.

Asso_materiel

Le jour venu le rendez-vous était donné à tout le monde au siège de l'association (qui se trouve être la maison des parents du président).
Après une présentation de chacun, l'outillage a été distribué aux artisans qui font partie de l'association. Ces derniers, en effet, acceptent de recevoir dans leur atelier des enfants des rues afin de leur apprendre le métier : le matériel s'usant vite, il était nécessaire d'en procurer d'autres.
Une activité sportive a été organisée dans la cour d'une école. Le sport est très peu développé au Burkina et de nombreux jeux sont inconnus. Fathi a montré comment se servir d'une corde à sauter, jouer au frisbee et les règles élémentaires du badminton. Les enfants ont découvert avec plaisir ces nouveaux jeux qui leur impose de suivre des règles précises.
La journée s’est poursuivie avec un repas donné aux enfants et la distribution des vêtements.
Témoignage de Fathi : "Nous avons beaucoup apprécié la rencontre avec le groupe de l'association, le contact avec les enfants et la chaleur humaine. Nous nous attendions à voir 30 ou 40 enfants, mais au final, ils étaient plus de 150 (enfants du quartier comme enfants de la rue). Je craignais quelques problèmes avec les enfants vivant dans la rue mais tout s'est très bien déroulé. Nous sommes un peu débordés parfois par l'enthousiasme envahissant des enfants ; il va falloir nous y habituer.. "
Cette journée a été riche en émotions. Elle a permis d’avoir un aperçu infime des problèmes rencontrés dans la capitale burkinabè et de nous donner l’envie d’aller plus loin dans la collaboration avec cette association qui tend la main aux enfants des rues.